Carnet de voyage Thailande 2008 : Bangkok, Chiang Mai, Kho Samet

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Mardi 22/ mercredi 23 juillet : Tour d'Ayutthaya et douche à Chiang Mai

Mardi 22 juillet

Grand soleil aujourd'hui, ça tombe bien ! Nous entamons un tour d'Ayutthaya à VTT. Moh est venue nous chercher pour nous emmener à pied pour commencer (et via un bac pour traverser la rivière) chez un loueur de vélos. Chaucun sa taille, nous arborons fièrement nos casques profilés pas très esthétiques, mais pratiques. En plus, ça évitera les coups de soleil !
 
Nous roulons dans la campagne pour enfin attendre notre premier temple : Wat Phra Si Sanphet, temple où se trouve le plus grand "Chedi" (monticule contenant des reliques : cendres ou morceaux du corps de Bouddha, d'un Saint, d'un roi... C'est l'équivalent de la stupa tibétaine).
 
Petites filles en prièreChedi
Petites filles en prière dans le templeChedi, ch'est écrit

Ce Chedi est entouré d'un tissu jaune (couleur de l'aura de Bouddha). Après avoir regardé les peintures du temple montrant les batailles de Rama 2 contre les birmans (son père perdit la première et il fut emmené en Birmanie où il apprit la langue. Ce qui lui permit, lors de la deuxième, de faire cesser le combat et de provoquer le roi birman en combat singulier, évitant un bain de sang).
 
Nous grimpons les marches du chedi et arrivons en haut où une bonze (bonzette, bonzée, je ne sais pas) d'origine hollandaise (au vu des yeux et de l'accent) sans doute rescapée d'un mouvement hippie quelconque (le LSD fait paraît-il tomber les dents) nous explique que de nombreuses images saintes étaient entreposées ici autrefois.
 
Les batailles du roi Rama 2
Les batailles du roi Rama 2
Statues de Bouddha en habit jaune
Statues de Bouddha en habit jaune

Après moult photos de ce temple très photogénique, nous repartons jusqu'à Ban Yipun, site d'une ancienne colonie japonaise, où nous faisons une pause au frais devant un film racontant l'histoire d'Ayutthaya à l'époque où c'était un grand centre de commerce international. De nombreuses cartes permettent de voir les quartiers des différentes communautéinstallées ici à l'époque. Une balade dans le joli jardin japonais qui se trouve dehors, puis nous chevauchons à nouveau nos destriers de métal.
 
La prochaine étape se trouve près de la rivière : on nous accueille avec une noix de coco fraîche... Nous buvons son jus et savourons sa chair, avant d'attaquer une délicieuse soupe aux boulettes de viande, puis un riz frit au poulet, à la noix de coco et aux herbes. Très bon !
 
Noix de coco fraîche
Noix de coco fraîche
Riz frit au poulet, à la noix de coco et aux herbes
Riz frit au poulet, à la noix de coco et aux herbes

Une sieste serait la bienvenue, mais il reste encore de nombreuses choses à visiter, alors nous repartons, chevaliers touristiques des temps modernes, à l'assaut de nouveaux graals culturels (oui, bon, je sais, j'en fait un peu trop question envolée lyrique, mais j'ai encore des traces de décalage horaire dans les neurones).
 
C'est en terre musulmane que nous arrivons, avec la visite d'une tombe assortie d'une jolie histoire, celle d'un sage bouddhiste et d'un sage musulman. Erudits reconnus à leur époque, ils se lancèrent un défi et chacun fit le voeu d'adopter la religion de l'autre s'il arrivait à trouver une meilleure réponse que lui à sa question. Le sage musulman gagna et le sage bouddhiste fit comme il avait dit. Lorsque mel sage bouddhiste mourut, il demanda a être enterré avec son ami, dans le même tombeau, que nous visitons. Notre visite semble tirer les gens du coin de leur torpeur, notamment lorsque certaines touristes se penchent pour refaire leurs lacets après la visite. On sent les regards impassibles se réveiller pour un petit plongeon dans le décolleté... Oups !
 
Le tombeau du sage musulmanPrésentation aux écoliers
Le tombeau du sage musulmanPrésentation aux écoliers

Nous traversons la campagne, balade agréable malgré le soleil de plomb. La traversée d'une école à moment donné nous fait demander à Moh si nous pouvons en visiter une. Nous débarquons ainsi dans une école primaire (pour des enfants de 6 à 12 ans) où les élèves, à majorité musulmans, nous font un bel accueil. ainsi, nous sommes invités par une prof d'anglais à nous présenter à sa classe. Puis alors que nous repartions, on nous demande de faire un tour de vélo dans la cour, avant de poser avec les enfants pour une photo de groupe. Les enfants sont ravis de cette récréation inopinée dans leur après-midi ! Un joli moment de partage.
 
Récré inopinée...
Récré inopinée...
Photo de groupe
Photo de groupe interculturelle et intergénérationnelle

Nous roulons jusqu'à faire une petite pause boisson fraîche, avant d'arriver près d'une jolie église à la couleur jaune pâle : la Cathédrale Saint Joseph, qui date du 19ème siècle, les Birmans ayant détruit en 1767 le sanctuaire éditifé deux siècles auparavant par le roi pour les marchands européens installés dans sa capitale.
 
Après un petit incident technique qui permet à notre accompagnateur de l'entreprise qui loue les vélos de nous montrer ses talents de réparateur express (crevaison réparée en cinq minutes chrono), nous traversons quelques temples et ruines, pour arriver à l'imposant (mais souriant) Bouddha couché dans un wihan en ruine du Wat Yai Chai Mongkhon. La légende veut que Bouddha était venu prêcher dans un village, où l'homme le plus riche pris ombrage de cette gloire et demanda au Bouddha pourquoi on l'écoutait alors qu'il ne possédait rien, alors que lui possédait tout et personne ne le considérait. Bouddha l'emmena dans le premier niveau du Nirvana où tout était gigantesque, y compris Bouddha, qui se coucha pour cacher l'homme qui était vert de peur.
 
Cathédrale Saint JosephBouddha couché
Cathédrale Saint JosephBouddha couché

Encore une petite traversée en bac (avec nos vélos, cette fois), nous rapportons nos destriers à l'écurie, puis regagnons l'hôtel où nous disons au revoir à la charmante Moh, avant de gagner... la piscine de l'hôtel, seule opportunité de prendre une douche avant la nuit ! Et vu la chaleur du jour et l'état de nos t-shirts, il vaut mieux. Après avoir frotté, nagé, re-lavé, empaqueté tout ça... nous prenons un dernier verre au bar de l'hôtel avant d'ambarquer dans des Tuk-tuk pour la gare.
 
Passe par le bac d'abord !
Passe par le bac d'abord !

Le train part vers 20h. Nous dînons de plats au micro-ondes, achetés et réchauffés avec soin par Papa Chalong avant de prendre le train. Côté dessert, nous découvrons le fruit du jaquier et son étrange goût de banane Haribo. Des bananes (au très bon goût de banane tout court) viennent compléter le repas.
 
Jacquier, banane et Singha beer
Jacquier, banane et Singha beer

Une discussion très "filles" passe Chalong à l'interrogatoire. On entend parler de choses bizarres (qu'est-ce qu'un andrologue ?), jusqu'à ce que l'employé en charge du wagon ne vienne nous faire les lits "de force", alors que les autres voyagur du wagon sont déjà couchés depuis longtemps.
 
Celui qui faisait les lits
Celui qui faisait les lits

Il est à peine onze heures, nous nous réveillerons à Chiang Mai.
 

Mercredi 23 juillet

Celui qui faisait les lits
Touristes flous pas encore totalement réveillés, même s'ils n'ont pas totalement dormi

Nous voilà à Chiang Mai, où nous prenons notre petit déjeuner en attendant que nos chambres soient prêtes. Quoi ? Nous ? Hâte de prendre une douche après une nuit idyllique dans le train ??? Quelle idée... Le train était plutôt confortable, même si la clim était bien présente... ainsi que la lumière !
 
Une fois changés et propres, nous partons à quelques uns visiter la ville... La rue où se situe l'hôtel semble être LA rue touristique. Les salons de massage alternent avec les bars et les magasins de souvenirs, qui ouvrent à peine car il n'est que dix heures du matin.
 
Tiens, on est en zone touristique, les cartes postales sont jolies (et nombreuses). On flâne, on regarde, on essaie quelques vêtements, on regarde quelques dessus de lit... On en négocie quelques uns ! On peut facilement faire baisser le prix de 30 à 40%, voire plus.
 
Après le déjeuner à l'hôtel, nous embarquons dans deux minibus qui traversent la ville avant de nous emmenener vers les hauteurs (oui, la région est montagneuse !), soit une jolie montée pour arriver au sommet du Doi Suthep, à 1601 m d'altitude. C'est là que se trouve le Wat Phra That Doi Suthep (oui, j'ai le guide sous les yeux, c'est pas du par coeur...), l'un des sanctuaires bouddhistes les plus révérés de Thailande, entouré de denses forêts (il s'agit d'un parc national).
 
Arrivée au Wat Phra That Doi Suthep
Arrivée au Wat Phra That Doi Suthep par un temps de saison

Temps de mousson, temps de saison... C'est sous la pluie que nous gravissons l'escalier longé par deux dragons qui mène à l'entrée du temple. Se déchausser est la règle dans les temples bouddhistes. Mais je ne m'étais jamais livré à cet exercice par temps humide. C'est donc avec l'humilité (et l'humidité) de nos pieds nus que nous pénétrons dans le sanctuaire. C'est glissant, mais Bouddha nous préserve des chutes.
 
Nous découvrons des nombreuses et splendides statues dorées, mais également des fresuqes murales qui retracent la vie de Bouddha et l'histoire de son illumination.
 
Bouddha vert, on adhère, Bouddha d'or, on adore
Bouddha vert, on adhère, Bouddha d'or, on adore
Vie de bouddha
Le prince Siddaharta -qui deviendra le Bouddha- découvre la maladie,
la vieillesse et la mort, que son père lui avait cachés jusqu'alors.

Un bonze ou autre ringpoche bénit ceux qui le souhaitent. Nicolas et moi décisons de nous attirer la protection du Bouddha et nous récupérons chacun un petit bracelet de fils de coton, posé par le saint homme. En Thailande, fais comme les thailandais !
 
Bracelet bouddhique
Pas la Place Vendôme côté bijoux, mais c'est nettement moins cher
L'aéroport de Chiang Mai, vu d'en haut
Vuae panorammique sur Chiang Mai et son aéroport
Bonze sous la pluie
Bonzer sous la pluie, à défaut de bronzer sous la pluie

Le temple est magnifique, à l'image de ceux que nous avons visité jusqu'à présent. Entre finesse de l'architecture et harmonie des couleurs dorées, jaunes, rouges...
 
Chedi tout doréMom
Chedi tout doréPas tout compris... Ou alors certains moines ont
des problèmes avec leur mère ?

Une fois cette agréable visite terminée, nous séchons nos pieds, remettons nos chaussures et descendons vers... un atelier de Jade. Seule concession du voyage aux visites d'ateliers pour touristes (rien à voir avec la Chine où c'était deux fois par jour), nous nous rafraîchissons en regardant un film sur le jade, observons à l'oeuvre les sculpteurs sur jade, puis nous sommes lachés dans le magasin où peu d'entre nous se laissent finalement tenter. Néanmoins, les quelques achats sont très jolis. Nous parlions de massage en fin d'après-midi, mais papa Chalong n'a pas pu réserver et il est déjà trop tard. Ca n'est que partie remise, au retour du trek !
 
Replongeons dans le monde matériel
Nous replongeons dans le monde matériel
Statues en jade
Comment on fait les statues en jade
Bagues en jade
Comment on achète les bagues en jade

Nous ne sommes pas fâchés d'arriver à Chiang Mai, la descente en minibus donnant méchamment mal au coeur. Chalong nous emmène visiter un marché local (plus pour les autochtones que pour les touristes), où nous trouvons pèle-mèle des vêtements, des jouets, des produits d'épicerie, des produits frais, des outils, des larves à cuire, des coléoptère grillés...
 
Un peu de tout, partout
Un peu de tout, partout
Allez, on mange un morceau ?
Allez, on mange un morceau ?
Saucisse Thaï
C'est très bon ! Mais ne me dites surtout pas ce qu'il y a dedans...
Larves à cuire
A quand une version spéciale micro-ondes ?

Chalong nous fait goûter une excellente saucisse locale, puis des fruits exotiques : pomelo Thaï (juteux et pargumé), mangoustans (avec leur délicieux goût qui rappelle la framboise).
 
Petites bouchées aux arachidesPortraits de la famille royale
Petites bouchées aux arachidesPortraits de la famille royale : on en voit partout,
pourquoi pas chez vous ? Non ? Non.

Etal de mangoustans
Etal de mangoustans
Mangoustan en coupe horizontale
Mangoustan en coupe horizontale
Pomelo Thaï
Le pomelo Thaï : juteux et sucré
Fruit du dragon
Fruit du dragon : vous préférez avec l'intérieur blanc ou l'intérieur rouge ?
Durian
Le durian : l'ôdeur de l'enfer et le goût du paradis... Mouais... Un paradis où faudrait aérer un peu !
Durian interdit
Un classique des hôtels d'Asie du Sud Est : le panneau "Durian interdit"

Nous faisons également étape par une pharmacie où nous pillons littéralement le stock de baume du tigre, de baume du singe et autres versions locales de ce remède ultra-polyvalent aux parfums enivrants de camphre et d'eucalyptus.
 
Plan du trek
Le plan du trek... Heureusement que Sit connaît la route ! Parce qu'avec ça...

De retour à l'hôtel, nous faisons la connaissance de Sit, qui va être notre guide local pendant le trek. Il nous explique le parcours et nous fait signer des formulaires dans tous les sens : l'aventure est très réglementée !
 
Pour dîner, nous gagnons une espèce de grande salle des fêtes où des tables traditionnelles (tables basses avec des trous dans le sol pour les jambes) ont été installées pour accueillir... plusieurs groupes de touristes, alors que des danses des tribus locales ont lieu au centre, au son d'un orchestre.
 
Un repas somme tout pas exceptionnel (les chips de couenne de porc grillé, ça ne vaut pas les curly), mais un petit moment de folklore pas désagréable avec des danseuses très souriantes. L'une d'entre elles perd le bol qui lui servait d'accessoire. Pas de panique, ça la fait plus rire qu'autre chose.
 
Plateau de spécialités
Plateau de spécialités
Danseuses souriantes
Danseuses souriantes
Démo d'art martial
Démo d'art martial local
Un fort joli papillon !
Pa-pil-lon de lu-mièèèèère sous les projecteuuurs...

Les dernières danseuses terminent à peine leur danse que Chalong nous fait des signes en disant "On s'arrache" (quel vocabulaire !). Retour à l'hôtel sous la pluie.
 
Mais ça n'est pas un peu d'eau qui va nous empêcher de ressortir visiter le marché de nuit, qui a lieu dans le bâtiment situé juste derrière l'hôtel Méridien (qui est juste en face du nôtre). Les étals des marchands ont d'ailleurs complètement envahi les trottoirs des rues ! T-shirts, contrefaçons, souvenirs divers et variés... Nous flânons, regardons, parfois nous achetons, jusque vers minuit. Une bonne nuit s'impose, demain commence le trek !!!
 

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