Cuba 2005 : calor y salsa

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J14 - Lundi 1er août 2005 : ANDAMOS EN LA CIUDAD

Nous retrouvons le buffet de l'hôtel avec sa pénurie constante de couverts, ses blinis au goût indéfini, ses croissants sucrés et son tang à la mangue... Et en profitons pour nous tenir au courant des potins de la veille au soir, où nous apprenons par David et Lionel les aventures de Laurence et de son chevalier titubant.

Nous nous séparons cette fois en groupes plus petits pour visiter la ville. Nous prenons l'avenue Galiano pour atteindre une banque où nous pourrons paraît-il retirer de l'argent. Le distributeur ne marche pas. On nous oriente alors vers une autre banque, à l'entrée de la vieille Havane, où il ne marche pas non plus. Nous changeons tous nos Euros et repartons, rassurés d'avoir les poches pleines. Pas facile de trouver des sous ici !

La Habana, nous voilà !Quelques bâtiments rénovés
La Habana, nous voilà !Quelques bâtiments rénovés
Rues de La HabanaRues de La Habana
Le bus 'chameau'Le siège des cigares Partagas
Chapeau, le bus "chameau" !Le siège des cigares Partagas
L'entrée du quartier chinoisLes petits panneaux officiels
L'entrée du quartier chinoisLes petits panneaux officiels

Nous repartons vers le centre ville, laissant le Capitole sur notre droite et passons sous l'arche qui signale l'entrée du quartier chinois (c'est d'ailleurs l'une des seules choses qui donne un côté chinois à ce quartier...), puis remontons l'avenue Simon Bolivar, puis l'avenue Salvador Allende, laissant sur le côté de nombreuses petites boutiques de réparation de montres, de chaussures et autres. Nous nous arrêtons dans l'église du Sacré Coeur, un peu trop sombre à mon goût (et même pas fraîche !), puis dans un endroit où les groupes musicaux viennent répéter l'après-midi et jouer en soirée, que nous visitons moyennant quelques piécettes données à la dame à l'entrée.

L'étrange décor de la calle Hamel

Nous tournons à droite pour rejoindre le bord de mer, jetons un oeil à la calle Hamel, concentration colorée d'oeuvres aux relents plus ou moins touristiques, puis nous atteignons finalement le Malecon. Nous nous laissons séduire par une terrasse à côté de petites cabanes genre baraques à frites, où nous prenons des plats de viande + légumes. Pendant notre repas, un jeune adolescent fait des caricatures (assez peu ressemblantes : chacun a la même tête et seul un léger détail permet de se distinguer les uns des autres). Mais bon, ne cassons pas dans l'oeuf des pulsions artistiques...

Les touristes, leurs caricatures et leur auteur

Nous repartons vers l'intérieur de la ville, vers l'université, à la recherche d'un marché artisanal, que nous finissons par trouver, après avoir demandé à droite à gauche. Le marché est petit et pas très intéressant, mais maintenant que nous y sommes, nous le parcourons...

Une fois le marché parcouru, le groupe se scinde et Manu et Pascale repartent en taxi pour l'hôtel, nous laissant reprendre le Malecon. Nous y croisons Fabienne, Carole et Marie-Do, qui ont fait l'inverse de nous en commençant par la vieille ville.

Jonction sur le MaleconBush en prend pour son grade !
Jonction sur le MaleconBush en prend pour son grade !

Le temps est chaud mais ventu, comme en témomignent les crètes d'écume sur l'océan. Et nous avons un peu l'impression de marcher devant un sèche-cheveux ! L'hôtel n'est qu'une étape avant de repartir vers la vieille ville, mais Laurence en profite pour payer sa tournée de rafraîchissements 

MaleconUn ch'tit verre
Le Malecon : un sèche-cheveux géant...Un ch'tit verre pour la route

Nous repartons pour un tour. Première étape : le supermarché à côté de l'hôtel, dont les rayons sont bien mal garnis... Seul le rayon rhum propose une certaine variété ! Nous achetons aussi un peu de café, aussi cher qu'en France, mais c'est une denrée typique.

Après les denrées périssables, la vraie denrée locale : la musique. Un petit magasin jouxte la casa de la musica où nous étions hier soir... Nous y trouvons de nombreux CDs intéressants et la vendeuse fait en une heure son chiffre d'affaire du mois !!!

Le rayon rhum du supermarchéLes lumières de la vieillle ville
Le rayon rhum du supermarchéLes lumières de la vieillle ville

Nous gagnons la vieille Havane, alors que l'après-midi mûrit peu à peu et la lumière se fait plus orangée, donnant aux ruelles étroites une lumière de carte postale.

Sur le Prado
Lumière de la fin de journée sur le Prado

Nous rendons visite à un nouveau magasin de musique sur la calle Obispo, puis à un glacier où David paie sa tournée et nous testons quelques parfums : piña-naranja et coco, avant de déambuler encore un peu dans les ruelles, jusqu'à ce qu'arrive l'heure du dîner, pour lequel nous avons rendez-vous au "Hanoi", un restaurant vietnamo-créole non loin d'ici.

Les petits taxis-bullesChez le glacier
Les petits taxis-bullesChez le glacier

L'accueil au resto est glacial, comme parfois dans les restaurants à Cuba, un des seuls pays où le service au resto peut être encore plus froid qu'à Paris !!! Le groupe y est loin d'être formidable... Et la plupart des plats que nous commandons n'est pas disponible. Mais ça n'est pas mauvais et assez bon marché. Le repas est sympathique, même si moins enjoué qu'hier. Une journée de marche dans les pattes ? Arrivée tardive des boissons ? Mélancolie du dernier soir à Cuba ?

Dernier dîner à La Havane
Dernier dîner à La Havane

Quoiqu'il en soit, nous avons prévu de poursuivre l'exploration des lieux recommandés par des cubains : le Cafe Cantante. Nous prenons deux taxis qui nous y emmènent. Mais une fois arrivés, nous avons la désagréable surprise de constater que c'est fermé !!! Je demande à des jeunes qui sont là un autre lieu de festivités qui serait ouvert. On nous en indique un autre  le café Almacen. Nous finissons par trouver deux nouveaux taxis, dont l'un qui rapatrie la moitié du groupe vers l'hôtel, alors que notre chauffeur se renseigne pour nous dégotter le café Almacen, que nous finissons par trouver. Nous ne sommes plus que trois : Carine, Lionel et moi-même, dernier trio à la recherche des mystères de la nuit cubaine (en parallèle, Marina, Sne, François et Nicolas ont essayé de nous rejoindre et se sont cassés le nez comme nous, pour finalement atterrir dans un petit café de la vieille Havane).

10 Pesos l'entrée... Mais une fois rentrés, c'est le désert ! Pas de groupe ? Si, mais à minuit.. et il est dix heures !!! Nous prétextons un malentendu et nous faisons rembourser. Visiblement, le lundi soir est LE soir où il ne faut pas avoir envie de sortir à La Havane. Tant pis, direction l'hôtel, via une petite marche nocturne sur le Malecon, que nous commençons à bien connaître. Cette soirée me rappelle un peu certaines fêtes de la musique où nous avons marché, marché, à la recherche d'un concert que jamais nous n'avons trouvé. Comme beaucoup l'ont fait pendant le séjour, Lionel nous reproche notre rythme de parisiens... Il faut dire qu'on reprend vite les habitudes des couloirs du métro et que nous marchons peut-être un peu vite, mais bon, chassez le naturel...

Nous retrouvons Laurence, Manu et Pascale, qui discutent dans les canapés du hall de l'hôtel. Un dernier verre (merci Pascale !), pus un deuxième, pour noyer la mélancolie de cette dernière soirée où même la discothèque de l'hôtel est fermée. Nous repassons le film de nos vacances, ayant parfois du mal à nous rappeller certaines journées, signe d'une quinzaine bien remplie !

Une heure du matin, nous regardons une dernière fois les lumières du Malecon avant de nous endormir sur notre dernière nuit cubaine du voyage. De la musique vient de quelque part : autre chambre, Malecon, ou juste hallucination sonore portée par les alizés... Peu importe, la musique nous emmène au pays des rêves.

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