Cuba 2005 : calor y salsa

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J10 - Jeudi 28 juillet 2005 : BARACOA

La nuit fut bonne et c'est plutôt requinqués que nous nous engouffrons dans le bus après le petit déjeuner. Quelques kilomètres de piste et nous arrivons au début du "jardin del piñar", lieu de notre excursion du jour.

Les petits chaletsJardin del piñar
Les petits chaletsJardin del piñar

La balade est agréable (d'autant qu'elle ne monte pas) et le temps pas trop chaud. Nous découvrons ainsi plusieurs écosystèmes remarquablement bien préservés, dont la forêt primaire cubaine. Roberto semble aux anges : n'oublions pas que la biologie est sa spécialité.

Le guide vert dans son élément !Figuier étrangleur partant à l'assaut de sa proie
Le guide vert dans son élément !Figuier étrangleur partant à l'assaut de sa proie
L'étrange plante qui déguise ses feuilles en fleurs......pour attirer les oiseaux
L'étrange plante qui déguise ses feuilles en fleurs......pour attirer les insectes
L'étrange visage de la natureA travers la jungle
La nature dessine d'étrange choses...
comme cette tête de gnôme !
A travers la jungle

La balade étant somme toute assez courte, nous arrivons à un carrefour où nous pouvons regagner le bus ou poursuivre jusqu'à une cascade. Fidèles à l'esprit UCPA, nous nous dirigeons vers la cascade. Ca monte un peu plus, mais le site que nous découvrons après une demi-heure de marche est magnifique.

Descente vers la cascadeZe top of ze cascade
Descente vers la cascadeZe top of ze cascade
La cascade (bis)Libellula
La cascade (bis)Libellula
Vue plongeante sur la valléeC'est bien bien joli...
Vue plongeante sur la valléeC'est bien bien joli...

Nous regagnons notre bus qui reprend la piste vers l'est. Nous passons par Mayari, la fameuse ville évoquée dans "Chan chan", l'un des grands classiques cubains ("bla bla bla para Mayari") dont j'ai la vague impression qu'il s'agit d'indications routières. Comme quoi, il ne faudrait jamais essayer de percer le mystère des paroles des chansons...

Essayons une transcription (très libre) en français, ou plutôt en parisien...

Prend la ligne neuf jusqu'à République
Puis la ligne trois jusqu'à Opéra
Essaie le tramway, c'est bien plus pratique
Mais t'iras plus vite en RER A...

Bref... Jetons un voile pudique sur ces inepties et revenons à nos moutons. Ou plutôt à notre gueuleton, car c'est l'heure du déjeuner et Roberto améliore notre ordinaire de sandwiches jambon-fromage avec quelques ananas frais achetés au bord de la route à une brave dame à la peau fripée comme un crocodile en période de mue, du genre à donner des cauchemars à toute une génération de dermatologues. N'empêche que ses ananas sont excellents. Nous nous arrêtons ainsi au bord de la route pour déjeuner (rien à voir avec l'A6, je vous rassure).

Les effets euphorisants......de l'ananas !
Les effets euphorisants......de l'ananas !

La route nous rapproche de la côte Est, en passant par une zone industrielle, où de nombreuses cheminées rejettent une fumée ocre qui donne peu envie de s'arrêter pour prendre un petit bol d'air... C'est aussi la région des mines de nickel. Les photos sont interdites (et il y a des policiers régulièrement disposés sur la route pour vérifier). Autant dire que nous sommes heureux de changer de région pour pénétrer dans un coin beaucoup plus vert, très, très proche du cliché tropical que nous avons tous en tête (enfin, je dis ça, mais je ne sais pas ce que vous avez en tête, moi...).

Notre humeur s'élève, emportée par les magnifiques clips dont nous gratifie Tomas sur la télé du bus, mettant en avant des latin lovers à la noix (de coco), qui les fait toutes tomber : brunes, blondes, grandes, petites, même une geisha (sûrement une version pour l'export)... Le tube qui marque les esprits étant le grandiose "AZUL", repris en coeur dans le bus. Mais il me semble entendre une version légèrement écorchée qui sonne comme "CA M'SOULE", mais c'est sans doute juste mon imagination... :-)

AAAAZUUUUL !!!AAAAZUUUUL !!!
AAAAZUUUUL !!!
CucuruchoCocktail d'accueil à l'hôtel
Le Cucurucho, symbole nat...
Ah non ? Pas cette fois ?
Cocktail d'accueil à l'hôtel

Nous nous arrêtons pour acheter un cornet de la spécialité locale  le cucurucho, sorte de pâte de noix de coco, ressemblant à une espèce de bounty sans le chocolat. Pas mauvais, mais nourissant. Nous traversons le parc Van Humbolt (du nom du grand explorateur allemand), ainsi qu'un certain nombre de cours d'eau, dont beaucoup sont comblés par les sédiments et ne peuvent rejoindre la mer... Roberto nous explique que les autorités doivent régulièrement les détruire à l'explosif !!!

Nous arrivons enfin à l'hôtel, en bord de mer, avec piscine et plage privée. Après le petit cocktail de bienvenue et discours nous annonçant les formidables animations proposées aux hôtes de l'hôtel, nous gagnons nos chambres, où il n'y a pas d'eau... Alors la plupart d'entre nous font une descente à la plage privée pour prendre la température de l'eau. Verdict : 27-28°C, donc tout à fait baignable.

Viva el Mar Atlantico !David dans son imitation de la créature du lagon
Viva el Mar Atlantico quand il y fait chaud !David dans son imitation de la créature du lagon

L'eau revenue dans les chambres nous permet de nous faire propres pour l'apéro. Nous testons les cubalibres, mojitos et piña coladas avant de gagner la salle à manger, où un inévitable orchestre nous chante l'inéluctable Gantanamera devant nos incontournables assiettes de poulet au riz.

Vers 20h, nos prenons place sur la terrasse du bar pour assister au spectacle. Certains prennent le parti de se mettre en retrait, de peur d'être amenés à participer. Bien leur en prend... Outre le fait que la moitié des chaises sont cassées, entraînant le basculement en posture "chaise longue" dès lors que l'on s'appuie un peu trop, l'animateur recherche quelques cobayes pour un "petit jeu". Carine et moi sommes aux premières loges et n'y coupons pas. Deux autres touristes y ont droit également. Il demande aux hommes de s'asseoir sur une chaise (non cassée, c'est déjà ça), puis aux dames de s'asseoir sur leurs genoux. Jusque là, cet exercice n'a rien de déplaisant, mais la suite va carrément gâcher le tableau... Le but est de faire boire une cannette de bière à sa partenaire, puis d'inverser les positions, jusqu'à ce qu'un couple termine la cannette.

Ma parole, ils nous ont pris pour des allemands en goguette à la fête de la Bière !!! Résultat : Carine se retrouve avec un t-shirt maculé de bière. Néanmoins, nous n'avons pas gagné à ce jeu stupide, donc l'honneur est sauf. En nous rasseyant, nous réalisons que la presque totalité du public a battu en retraite vers le fond du bar, de peur d'avoir à participer à d'autres réjouissances : danser le merengue avec une canette pleine sur la tête ou chanter l'international en rotant... Au secours !!!

La suite du spectacle n'est pas de nature à élever le niveau : une simili-danse folklorique approximative, suivie d'une sorte de rap... L'histoire finit en eau de boudin, avec une engueulade entre le patron et le groupe. Finalement, le responsable de la sono (un radio-K7 branché sur un petit ampli) compatit et se décide à passer salsa, merengue et reggaeton, ce qui donne lieu à un spectacle beaucoup plus amusant.

Ce sont d'abord Nicolas et François qui ouvrent le bal en jouant les chippendales sur scène, avant que la foule en délire (enfin, le groupe uniquement, les autres touristes ayant battu en retraite depuis longtemps) ne les accompagne dans des danses muy calientes.

Les chippendales en action...Caliente, caliente...
Les chippendales en action...Caliente, caliente...
Mueve la cintura !Je suis un homme objet...
Mueve la cintura !Nicolas confesse :
"Je suis un homme objet..."
CapoeiraCapoeira
David et François se la jouent Capoeira !
Marina et Nicolas en phase au son du reggaetonLà, je ne sais plus du tout ce qu'ils dansent...
Marina et Nicolas en phase
au son du reggaeton
Là, je ne sais plus du tout ce qu'ils dansent...
Le savent-ils eux-même ?

C'est ainsi trempés (il fait très très chaud ce soir) mais défoulés que nous nous couchons en prévision de la journée de balade qui nous attend demain.

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