EQUATEUR 2000 : Des Andes à l'Amazonie

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Sabado, 5 de Agosto : Emplettes hautes en couleurs


Lever 7h, p'tit dej rapide avant d'attaquer les premiers stands : ponchos, tapis, porte-monnaies multicolores, nappes et tissus, pulls, objets en "tagua" (ivoire végétal), chapeaux, pierre de lave...dur de tout faire avant 11h30 !

On peut discuter les prix pour obtenir jusqu'à 20 à 30% de réduction sur certains articles. Par ailleurs, il faut savoir que tous les stands appartiennent à quelques familles qui "tiennent" le marché et imposent leurs prix aux artisans qui produisent et n'ont pas le droit de vendre en direct. Le phénomène "grande distribution, ici aussi !".

C'est avec quelques kilos supplémentaires que nous entamons notre après-midi de transfert... Otavalo vers Quito, bus vers taxi, taxi vers hôtel, grand sac vers petit sac, petit sac vers hôtel, hôtel vers bus pour le parc du Cotopaxi. Vingt petites minutes de marche nous amènent enfin à l'hôtel "Cuello de Luna", où nous disposons de petits bungalows confortables avec cheminée et jolis rideaux en poil de lama !
Quant à la chaleur de la douche, c'est une question de timing : les premiers seront réchauffés, les derniers resteront congelés.

La salle commune aménagée avec cheminée et petits coussins nous incite àl'apéro. D'autant que le cañelazo local est excellent. LE repas a des influences françaises : soupe de brocolis, viande et ...gratin dauphinois !!! La copieuse salade de fruits qui vient en conclusion nous prépare à une longue nuit au frais : il fait froid et le seul moyen de chauffage est l'a cheminée. Nous quémandons l'aide du "chargé de cheminée" local, qui arrive avec son bidon de liquide magique et lance le feu dans lequel nous nous empressons d'entasser tout le bois présent à l'exception des meubles, avant de nous endormir, bercés par le crépitement du bois qui se consume.

Domingo, 6 de Agosto : L'ivresse des hauteurs

La nuit fut bonne, même si un peu agitée pour Pascal et Christian qui -non contents de ne pas arriver à fermer la porte de leur bungalow- ont réussi à fermer la porte de leur salle de bains de l'extérieur, les obligeant à se soulager dehors. Y'a des nuits comme çà...

Ce matin, la Land Rover du tenancier nous amène à l'intérieur du Parc du Cotopaxi : montant peu à peu, nous sortons des nuages et un paysage magnigique s'offre à nous. Désert dénudé inondé de soleil où plusieurs sommets dressent leur immense silhouette au loin, le plus imposant étant sans conteste le cône parfait du Cotopaxi et son capuchon de neige. La montée au parking (situé à 4600m) est ponctuée de nombreux arrêts photo. Un temps clair est assez rare ici, semble-t-il : le groupe précédent n'avait pu sortir de la voiture pour cause de tempête de neige !


Nous commençons l'ascension vers le refuge. Avec l'altitude, les 200 m de dénivelé semblent devoir prendre une éternité à parcourir. Arrivés au refuge, les plus vaillants continuent encore sur quelques mètres afin de franchir les symboliques 4807m du Mont Blanc, et les autres se jettent sur le thé et les barres chocolatées du refuge.

De retour en bas, nous allons en bus à Lata Cunga, où nous allons dans une échoppe équatorienne (nous sommes visiblement les seuls touristes) manger un "chugchucanes", qui illustre parfaitement le vieil adage "tout est bon dans le cochon". Après une assiette de graillon de porc mélangé à du maïs bouilli, une grande assiette réunit morceaux de cochon grillé, morceau de chips de gras de cochon (les "oreilles de Christ" au Québec), banane cuite, petites empanadas de fromage, pop corne et frites. Le tout arrosé de coca ou de "full cola" (soda aux arômes d'ananas, produit par la "Coca cola company", of course...). Pas très diététique, tout ça. Pour digérer, une petite balade dans la ville déserte (dimanche après-midi oblige), sauf pour le marché où j'achète quelques CD de "musica como en los buses" ("musica nacional", m'ont répondu les vendeurs).

Les bus : un style sobre avant tout

Retour en bus au "Cuello de luna" où nous disposons d'un peu de temps libre que nous essayons d'utiliser pour prendre une douche chaude. Pas évident ! En allant demander au patron pourquoi on n'avait pas d'eau chaude, il esquisse un grand sourire et dépêche un de ses employés qui sort une bouteille de gaz du 4x4 et va la mettre en place. Maintenant, plus de problème...mais pas pour tout le monde ! Qu'à cela ne tienne, il suffit de patienter un peu et de faire un bon feu en attendant, parce que mine de rien, il fait FROID !

Au lit tôt, parce que demain matin, lever 4h30.

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